Anatis mise sur les insectes


Des champignons luttant contre les pucerons aux formidables acariens, les produits de lutte antiparasitaire totalement naturels offrent aux agriculteurs des solutions de rechange écologiques aux insecticides classiques.

L’entreprise pour laquelle travaille Jean-Bernard Gélinas regorge d’insectes. C’est d’ailleurs ce que celui-ci aime. Après tout, lorsque vous êtes le directeur de la commercialisation et du développement commercial d’Anatis Bioprotection, les bestioles sont indissociables de vos fonctions. « Vous devez aimer les insectes », explique M. Gélinas.

Anatis Bioprotection offre aux agriculteurs un assortiment d’insectes bénéfiques parmi lesquels choisir comme solutions de rechange écologiques aux produits chimiques habituels. Les thysanoptères mâchouillent vos oignons? Déployez un lot d’acariens prédateurs pour résoudre le problème. Des doryphores font la guerre à vos pommes de terre? Un détachement d’insectes soldat pourrait faire l’affaire.

Mais ce qui distingue véritablement l’entreprise du Québec des autres, c’est le BioCeres, un insecticide biologique dérivé d’un champignon dont les spores peuvent infecter et tuer les ravageurs. Parvenir à la formule finale du BioCeres n’a pas été facile. La fondatrice et présidente d’Anatis, la Dre Silvia Todorova, a eu besoin de 20 ans pour identifier la souche parfaite de champignon – celle qui était assez agressive pour éliminer les mouches blanches, les thysanoptères et autres ravageurs nuisibles, mais sans nuire aux insectes utiles comme les coccinelles et les abeilles.

Est venu ensuite le défi de dresser une liste de fournisseurs, de fabricants et de distributeurs, et d’éliminer tous les obstacles réglementaires. En avril 2014, Anatis avait perfectionné son insecticide biologique, l’avait homologué avec succès pour l’utilisation sur les cultures en serre et avait produit son premier lot de BioCeres.

Tout au long de ce parcours, Anatis a tiré profit de l’expertise de Bioenterprise. L’accélérateur d’entreprises a aidé à élaborer un plan d’affaires, à construire des modèles financiers et à mettre l’entreprise en contact avec des distributeurs et des partenaires. « Il s’agissait d’une bonne adéquation, explique M. Gélinas. Ils nous ont aidés à mettre notre entreprise sur la bonne voie. »Les liens entretenus par Bioenterprise avec les cultivateurs en serre de l’Ontario – un marché cible pour Anatis – constituaient la cerise sur le gâteau.

Anatis vise maintenant une commercialisation à grande échelle pour 2015. « Toutes les pièces du casse-tête sont en place, selon M. Gélinas. En ce moment, nous déployons d’importants efforts pour mettre ce produit sur le marché. » Et si l’intérêt qu’il voit pour les cultivateurs constitue un indice, il s’agira d’une année très occupée.

Même si l’entreprise cible actuellement les agriculteurs, elle garde toutefois l’œil sur d’autres marchés qui pourraient profiter de son insecticide biologique : les spécialistes en entretien de pelouses, les entreprises de lutte antiparasitaire, les exterminateurs de punaises, etc. « Presque chaque semaine, on nous demande si notre produit a été testé pour tel ou tel insecte », explique M. Gélinas.


anatisbioprotection.com

 


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